Mimi forever

Inconsolable depuis plusieurs jours (semaines), à avoir du mal à se concentrer[1], à passer mon temps à visionner des vidéos live postées par beaucoup de monde sur le “livre des visages”[2].

La nouvelle est tombée dimanche 6 novembre :

Friends, it’s hard to put the universe into language and into a short message, but
She passed away last night, surrounded by family and love, including yours. Keep her name close and sacred. Share this moment with someone who needs you. Love is indeed the most important thing.
- Alan

Depuis presque 2 ans, Mimi luttait contre un cancer… Les dernières dates d’automne 2022 avaient été reportées au printemps…

En 2020, ils nous ont accompagnés durant les longues semaines de confinement, tous les vendredis avec “It’s Friday I’m in Low”, et pendant une année ensuite : des rendez-vous inratables où l’on découvrait leur musique en toute simplicité, chez eux, parfois suivis d’une visite de leur jardin potager…

Dire ce que représente pour moi Mimi Parker, fondatrice avec Alan Sparhawk du groupe Low ne reflètera qu’une partie de l’émotion ressentie à l’annonce de sa mort. Un jeu de batterie subtil, lié au kit très réduit utilisé dès le départ qui s’est à peine étoffé au fil du temps, qui donne sa marque aux compositions. Une voix reconnaissable entre toute, d’une grande pureté et justesse, que ce soit en harmonie avec Alan ou en voix lead. Une humilité rare, toujours. Elle a marqué avec ce groupe une empreinte majeure dans la musique “indé” mais aussi bien au-delà.

Mimi Parker - Low - Festival Tinals 2019, juin 2019
Mimi Parker - Low - Festival Tinals 2019

J’ai eu la joie de les voir 3 fois sur scène[3], dont une à Lyon où mon ami JL Prades faisait la 1ère partie… instant mémorable gravé dans les pixels de mon appareil photo et dans ma rétine, avec bonus inédit, une photo que j’ai prise de Mimi, Alan et JL après le concert.

À chaque concert, et plus encore sur la tournée “Double Negative” (2019), je me suis pris une énorme claque par leur son (douceur et puissance mêlées), leur présence, leurs voix… comme si la perfection musicale existait et s’incarnait en eux. Rien de moins. Inatteignable sans la voix merveilleuse de Mimi.

Se laisser submerger par l’émotion, et pleurer à la musique, être rempli par la pureté et l’innocence du moment, le vivre pleinement, sans retenue.


Un très bel hommage par l’ami Geoffroy sur Pop News

Notes

[1] Il n’y avait déjà pas besoin de ça, de toute façon…

[2] Dans mon cocon musical, dans un groupe dédié…

[3] La première est consignée dans ce billet… et disponible en vidéo sur Youtube.

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