Envisager l'infinir

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L'art c'est la vie

21 septembre 2018

Talk Talk et moi

Il était une fois un tube des années 80. Issu d’une famille où l’on écoute surtout du classique, de la chanson de qualité (Brel, Brassens…), je m’éveille à la musique “pop” et découvre puis m’intéresse, au milieu de tubes calibrés, à ce groupe au nom répétitif étrange, Talk Talk, et à ce morceau parfait : Such a shame. L’écoute de l’album révèle des pépites, et on est en fait bien loin des productions d’alors, avec une richesse mélodique, harmonique et émotionnelle. Bien qu’ancré dans son époque pour certains sons (les claviers surtout), on s’aperçoit que “Such a shame” et “It’s my life”, les 2 singles, sont d’heureux accidents qui permettent au groupe une reconnaissance méritée.

L’album suivant, The Colour of spring, bien que contenant 1 ou 2 tubes semble-t-il ajoutés sur pression de la maison de disques, explore des territoires s’éloignant allègrement des formats pop… et rencontre étonnamment un grand succès.

Talk Talk - Spirit of Eden

Je me souviens encore du moment et du magasin où ma mère m’a acheté Spirit of Eden (en cassette à l’époque) dont on fête ces jours-ci les 30 ans. Et ma surprise, rapidement suivie d’ébahissement à l’écoute de ce qui allait devenir une référence pour tout une ribambelle de musiciens[1]… Bien sûr à 15 ans, je ne réalise pas vraiment tout ça, juste que cette musique aux silences éloquents, aux constructions étirées, aux envolées toutes en maîtrise me parle. Mais c’est sans doute trop tôt pour moi de me rendre compte de son importance qui se révèlera au fil des écoutes et des années.

Dans les milieux autorisés (chez Addict Culture par exemple), on fête donc allègrement le 30e anniversaire de ce disque devenu intemporel.

Note

[1] L’album suivant encore bien plus, car ce que Spirit of Eden a initié, Laughing Stock en creusera le sillon, et l’album solo de Mark Hollis, le chanteur, continuera dans cette veine du dépouillement ascétique et classique.

15 janvier 2018

Oh…

Avant les gros succès, les tubes un peu forcés[1], il y a eu un premier album qui avait encore une certaine innocence… des mélodies de voix magnifiques[2], des arrangements soignés, de belles chansons pop avec suffisamment de caractères pour sortir du lot. Bref, un beau disque. C’était en 1993, l’album s’intitulait “Everybody else is doing it, so why can’t we?”.
J’ai rapidement décroché après, la machine à tubes s’était mise en branle et l’innocence s’était perdue en route…

Je viens d’apprendre la mort de la chanteuse des Cranberries Dolores O’Riordan[3], à 46 ans, et ça fait un choc.

Edit du 18/01 : un article sur le Monde remet en perspective ses propos, et parle de son enfance…

Notes

[1] Qui ne connait pas le titre Zombie, succès planétaire de 1994 ?

[2] Certaines mauvaises langues diront qu’elles étaient largement inspirées de Cocteau Twins…

[3] Sur les réseaux, toujours prêt à ne rien respecter, surtout pas les morts à peine refroidis, on trouve toujours des gens qui ne font que rappeler qu’elle n’était pas hyper progressiste, plutôt ultra catho, anti avortement… OK. Peut-être qu’on peut avoir un poil de recul et ne pas tout mélanger tout le temps ?

14 janvier 2018

Gasp : le retour de la revanche

Faut que je vous raconte : en octobre dernier, alors que ça faisait des mois que je ne m’étais connecté à mon compte Gasp (mon projet électro-noise-ambiant-etc) sur Soundcloud, je vais voir. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu’un chouette message m’y attendait.

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2 avril 2017

Lâcher prise

Hier soir, c’était concert pour Mona Kazu. Les conditions n’étaient pas forcément optimales, le lieu petit, la scène minuscule, le son étriqué… pas l’idéal pour certains titres assez chargés du répertoire. Pour d’autres par contre, la grande proximité des musiciens et le retour du public donnait une tension et une implication plus forte. Parfois jusqu’à ce phénomène, souvent lors du climax musical du morceau joué, qui se produit à l’intérieur de soi, où on lâche la bride, où on se laisse aller, qui fait penser à la transe mais pas tout à fait, qui fait que les gestes obéissent toujours aux ordres mais de façon plus libre, plus relâchée, où le contrôle devient relatif. Ça a dû m’arriver 2 ou 3 fois hier, ce qui est assez rare, certains concerts n’en déclenchant pas du tout.

Je me dois de préciser que c’est une sensation plutôt agréable, et que c’est aussi l’impression de ne pas faire semblant, de ne plus être dans le jeu mais dans l’expression brute, qui donne une valeur différente à l’instant.

19 mars 2017

Continuer

Je suis du genre lent. Procrastinateur devant l’éternel. Plusieurs mois que je devais lire ce livre d’un auteur que j’apprécie particulièrement.

“Continuer”, dit-il. Laurent Mauvignier a l’art des titres courts. À l’exception du précédent (Autour du monde) que j’avais trouvé un peu en-dessous, son dernier roman - comme souvent, ancré dans la réalité - est d’une rare force, aidé en cela par son sens de la narration & de l’écriture taillée au cordeau. Des personnages à la densité qui se dévoilent, une histoire qui se déroule de façon très cinématique…

Et au final une lecture qui nourrit la réflexion sur le déroulement de sa vie. Une sorte d’électrochoc salvateur.

Edit : et je découvre que ce livre va être adapté au cinéma… à la lecture, ça me semblait tellement évident. Espérons que le film soit à la hauteur.

27 février 2017

Aux âmes bien nées…

Des fois on se dit que certains sont tombés dedans quand ils étaient tout petits. Les 2 frère / sœur de Ropoporose sont de ceux-là. À peine 40 ans à eux 2, et du talent à revendre. On voyait circuler le nom depuis un moment, mais on n’avait pas eu l’occasion de les voir encore. La première fois c’est en octobre 2015. Et déjà tout est là, des mélodies, une énergie folle, de l’inventivité à la minute (parfois un peu trop même, la fougue, que voulez-vous !). Un an et demi et 3 concerts vu d’eux plus tard, on les a revu ce vendredi à Besançon, et ils ont gagné en maturité et profondeur, sans perdre l’énergie et la spontanéité des débuts.

Ropoporose @ Passagers du Zinc - Besançon

Ropoporose @ Passagers du Zinc - Besançon

Je vous conseille de jeter une oreille à leur tout nouvel album, une perle d’indie-rock.

6 février 2017

Tiercé gagnant

Jeudi : Ici c’est Brest, concert de 3 groupes rock bretons à la Péniche Cancale de Dijon, chouette soirée avec Djokovic, Slow Sliders & les excellents Bantam Lyons.

Vendredi : Brzowski + D-Faz au Coquillage (LE café concert du bassin minier), un mélange réjouissant de rap US et d’hip hop électro-rock from Saint-Étienne.

Samedi : direction Langres pour retrouver l’excellent Olivier Mellano avec son projet No Land : un bagad (des bombardes, des cornemuses, des percussions) et Brendan Perry (de Dead Can Dance, oui oui oui) pour une superbe pièce musicale de 40 minutes prônant l’utopie d’une terre sans frontière, sans pays.

Cette semaine encore, on a pris du plaisir en concert.

29 janvier 2017

Du bonheur en image et son

Ce vendredi nous sommes allés voir un concert… non en fait c’était un ciné-concert… non en fait c’était un objet musical et vidéo non identifié. Et on s’est pris un déferlement de bonheur sous forme de notes, d’images, de sons, tout ça en harmonie, avec des musiciens joueurs au sens premier du terme, qui s’amusent comme des petits fous, d’une virtuosité qui n’a d’égal que la bonne humeur qu’ils communiquent. Cet artiste, c’est donc l’excellent Chassol et je ne peux que vous recommander d’aller le voir s’il passe près de chez vous !

Concert Chassol @ La Rodia

12 janvier 2017

Le retour, presque

La joie du jour est la sortie d’une compilation du label We Are Unique! Records pour fêter ses 15 ans, sur laquelle on retrouve notamment un morceau inédit d’un de mes groupes, Baka!. Ce titre intitulé Lek Fjord est issu d’une session de composition / enregistrement de 2007 dont rien n’était sorti jusqu’à présent. C’est une version démo, n’ayant pas pu mixer ce titre, faute de logiciel à la bonne version d’alors.

Voici le lien vers la page bandcamp pour écouter et acheter cette belle compil de 20 titres inédits pour la modique somme de 5 €.

Et pour les flemmards, le titre de Baka! est en écoute ci-dessous.

10 janvier 2017

Plaisirs simples

C’est pourtant pas compliqué : un beau décor, des vagues, des oiseaux, de la musique.

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