Envisager l'infinir

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1 février 2018

J'aurais voulu être…

Note : billet datant de mars dernier, repris dans un contexte légèrement différent…

La conjonction de la lecture d’un roman et de la reprise du jardin potager laissé en friche depuis 2 ans m’a amené à réfléchir sur mon parcours professionnel (et forcément lié, personnel) depuis mes premières passions pour l’ornithologie… puis la musique, cette dernière dévorant tout le reste.


Quelques mois plus tard, le même genre de réflexion me reprend alors que je profite de l’air frais (et humide et venteux) pour tailler la haie qui menace mon lien au monde entier, puisque touchant les fils du téléphone (et de l’internet, donc). À l’extérieur, en pleine action physique, à l’exact opposé de ce que j’ai l’habitude de faire quand je travaille sur des sites.

Barrière

Et là je revois ce que j’avais alors envisagé : devenir ornithologue, expert de ce qui touche aux oiseaux, à leur vie, migration, habitat, évolution des populations, etc. Las, les études semées d’embûches (et de cours de math et de biochimie qui m’ennuyaient au plus haut point) sont parties bien trop rapidement pour que je puisse les poursuivre avec efficacité. Aurait-il fallu s’accrocher pour espérer hypothétiquement devenir ornitho ? Peut-être.

Quoi qu’il en soit, en bon capricieux que je suis, j’ai choisi de faire à peu près n’importe quoi à partir de là, ce qui m’a conduit à différentes occupations m’amenant finalement à être technicien du spectacle pendant quelques années. Rôle que j’ai rempli au départ avec passion et… chance du débutant, et qui s’est ensuite avéré devenir un poids, de l’insécurité du travail, aux horaires parfois délirants - voire dangereux - à une technicité qui ne me convenait pas. Parallèlement, j’avais commencé à créer des sites web pour moi, puis pour les amis, puis pour des clients… j’avais commencé ma reconversion.

J’en suis là et je ne suis toujours pas à ma place.

Alors certes, j’ai une certaine expérience et quelques compétences ; je dis bien quelques car je suis lent pour apprendre, ne suis pas très logique (dommage pour du code), et ai du mal à approfondir des sujets… j’ai tendance à préférer rester généraliste et connaître un peu tout mal que bien connaître des choses précises. Ce qui n’est pas une force, à l’heure de la spécialisation des métiers et de la complexification sans cesse croissante des processus de production.
Il faut ajouter à cela l’aspect marketing pour la mise en place de certains projets de communication, le “plus de croissance” attendue grâce à un bon positionnement d’un site… Tout ça est plutôt en opposition avec mon état d’esprit et mes opinions sur le sujet, et ce grand écart n’est pas sans me poser quelques problèmes de conscience.
Le métier qui risque de disparaître, remplacé par des IA, l’évolution hyper rapide des technologies ne font pas bon ménage avec ma lenteur et ma résistance à ce qu’on nomme parfois le progrès et qui me semble souvent plus une dégradation… Tout ça ne me conforte pas dans mon choix actuel.
Bien sûr tout n’est pas noir : le côté formation auprès des client·e·s (contenu accessible, présence sur les réseaux, référencement…) est passionnant, la découverte des domaines qu’il·elle·s exercent également, certains défis de mise en forme d’un design pondu par mon collègue sont chouettes à relever, le fait de rendre les sites les plus qualitatifs et accessibles possibles… c’est une certaine satisfaction.

Mais malgré tout, je sens que ça ne colle pas. Toutes mes activités (que ce soit travail ou perso) se passent quasi exclusivement face à un écran d’ordinateur, et mon corps commence à dire stop. Ma tête aussi.

Besoin d’air, de bouger, d’avoir l’impression d’être plus utile aussi, même si certains aspects de mon métier dans le web sont utiles, oui, bien sûr ; mais je parle d’une utilité plus globale, en relation avec le vaste monde qu’on détruit chaque seconde un peu plus ; apporter ma modeste contribution à sa préservation, autant que faire se peut. Ce qui rejoint mon objectif initial d’être plus près de la nature.

Mais pour le moment je ne suis sûr de rien. Il faut continuer à faire germer des idées, qui sait.

1 mars 2014

A perte de vue

À perte de vue s’étendent les souvenirs de toi, là où je me promène quand les lieux apparaissent à nouveau, quand les musiques sonnent encore, toujours égales et à chaque fois renouvelées, d’une émotion légèrement différente, d’une intensité atténuée ou accentuée.


Ce mois-ci, les chansons à prise rapide s’attaque à un monument, Bashung auquel je rendais hommage ici, il y a déjà près de 5 ans.


Découvrir d’autres chansons à prise rapide.

18 juillet 2013

Mais que dire

rocker Il était une fois un ami, et son frère, tous deux artistes.

Le premier était attiré par les marionnettes, le théâtre d'objet. Le second travaillait la peinture, le métal.

Il m'avait offert une sculpture que vous pouvez découvrir sur les photos ci-contre[1]. Il n'est plus depuis quelques jours, et la malepeur[2] envahit encore les esprits de cette saloperie de maladie qui terrasse même les plus forts.

rocker Cette sculpture, qui trône comme il se doit dans le local de répétition, a fait une chute malencontreuse il y a quelques semaines qui lui a coupé le cou (enfin, le ressort qui lui servait de cou), se rappelant à mon bon souvenir... et à ceux passés en compagnie de son créateur, où, en dehors de suivre son imagination débordante dans les discussions, étaient régulièrement lancées des gogues[3] dont il était friand.

Je me souviens aussi d'une installation vidéo qu'on avait détournée le temps d'une soirée pour danser et chanter à tue-tête en regardant une vidéo de concert d'Hubert-Félix Thiéfaine.

Les années ont passé, il s'est éloigné géographiquement, puis était dernièrement revenu dans la région pour poursuivre ses différents projets...

Dans ces moments-là, on voudrait toujours avoir la possibilité de l'uchronie[4].


Découvrir d'autres Obsolètes à prise rapide.

Notes

[1] photos qui ont 12 ans, merci à Seb au passage

[2] Peur extrême et pressante

[3] Plaisanterie, divertissement

[4] L’histoire refaite telle qu’elle aurait dû être

18 juillet 2012

no

Je m'étais pourtant prévenu il y a quelques mois. Trop loin.

Merde.

12 juin 2012

Au revoir Marie

Elle était de ces personnes qui marquent les esprits, par leur bonté, leur générosité, leur force de caractère. Portant toujours le chapeau avec élégance, elle était le soutien indéfectible de Dominique, assumait beaucoup plus qu'il était possible d'imaginer, et leur complicité permettait de tout affronter.

Je garde en souvenir les bons moments passés ensemble dans leurs différentes maisons (j'ai participé à un certain nombre de déménagements), des soirées arrosées, des barbecues improvisés, des journées de boulot intenses et stressantes aussi - mes débuts dans le son lors de fêtes de la musique épiques, c'était il y a près de 15 ans...

Depuis environ 4 ans, elle luttait contre la maladie avec toute la force qu'on lui connaissait. Mais la maladie a fini par prendre le dessus, comme souvent.

Ce matin, nous sommes allés lui rendre un dernier hommage, et, alors que de sombres nuages nous arrosaient abondamment sur la route, l'inhumation s'est déroulée sous un ciel apaisé pour quelques instants. J'espère que tu l'es aussi, maintenant, Marie.

Toutes mes pensées à Dominique, Julie, Élodie, Émilie.

30 mai 2011

Apprendre, épisode 2

Alors alors ? on flotte ou on coule quand on est dans l'eau ?

Suite des aventures de l’apprivoisement de l'élément eau par le corps.

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20 février 2011

Apprendre

Ça fait un moment que ça me tarabustait, que je voulais franchir le pas, après tant d'années à se trouver con à chaque fois que se présentait l'occasion de piquer une tête. Parce que bon, ça a l'air chouette, mais quand

  1. on ne sait pas nager
  2. on a été élevé dans la peur - limite panique - de l'eau
  3. on a plus de 35 ans

et ben ça devient compliqué pour se décider, à force.

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11 novembre 2009

Quelques jours off

paysage d'Auvergne sous les nuages Le 11 novembre nous a permis de prendre quelques jours pour retourner faire un tour en Auvergne, là où nous avions passé quelques jours splendides il y a 4 ans, à l'époque de l'embrasement des banlieues (ce genre de faits, ça marque un déplacement...).

Cette année, le temps n'était définitivement pas avec nous : Château de Valon a eu droit à de la neige en comité d'accueil et de départ, et entre temps des conditions très humides et limite hivernales. Mais, la beauté des paysages et des bâtiments ne nous a malgré tout pas échappé.

27 octobre 2009

Quand tout va bien 2 le retour

Et paf ! A peine sorti de la rhinopharyngite d'il y a 2 semaines que je me chope une nouvelle saloperie qui me cloue au lit[1] avec 39°C de fièvre... ô joie.

Qui a dit bien fait que c'était la loi des séries ?

Note

[1] c'est pas comme si j'avais une résidence de création lumière toute cette semaine... et beaucoup de retard sur certains sites...

11 octobre 2009

Quand tout va bien

Il suffit de dire que tout va bien pour se ramasser un boomerang sur le coin du nez, qui vous rappelle que quand la santé va tout va, mais que quand un big maousse costaud rhume se pointe avec la totale (nez-gorge-bronches-fièvre), ben ça marche beaucoup moins bien forcément...

Un coup de chaud/froid lors d'un démontage dans un théâtre vendredi soir serait vraisemblablement à l'origine du sinistre. Nous nous efforçons de rétablir la situation au plus vite et nous excusons de la gêne occasionnée.

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