"In a silent way"

Depuis plusieurs mois (années ?), suivant son auteur et la page dédiée sur Facebook, je me languissais de pouvoir enfin regarder ce documentaire. Je découvre il y a quelques jours qu’il est disponible sur Mediapart[1].

Capture d'écran - In a silent way, janv. 2022
Capture d'écran - In a silent way

Je viens de le regarder, et ce film se révèle étrange et fascinant, drôle parfois, la musique et les témoins les plus proches des enregistrements de “Spirit of Eden” et “Laughing Stock” y sont complètement absents[2]. Pas de musique car des avocats ont envoyé une missive en ce sens. Il s’agit donc de trouver une façon de rendre hommage sans une seconde de son du groupe Talk Talk. Et sans Mark Hollis, Tim Friese-Greene, Lee Harris, Paul Webb, les principaux protagonistes qui ont tous décliné de témoigner.

On suit l’équipe de tournage - qui se met volontiers en scène de façon tout à fait naturelle - sur les différents lieux en Angleterre qui ont vu passer les membres du groupe, entrecoupés de témoignages nombreux, et de séquences plus contemplatives, où le son et son absence a toute son importance (on voit souvent le micro entouré de sa grosse bonnette du preneur de sons), que ce soit les field recordings enregistrés sur place, ou les musiciens conviés par le réalisateur pour illustrer ce film, improvisant dans un studio.

Immersion complète dans l’univers du groupe sans sa musique, un défi superbement relevé durant 1h30.

En complément, une série d’articles écrits par le réalisateur Gwenaël Breës sur Gonzaï.

Notes

[1] Si quelqu’un·e non abonné·e souhaite le visionner, je peux “offrir” l’article par email…

[2] Presque : on y croise tout de même l’ingénieur du son Phill Brown.

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