Envisager l'infinir

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18 octobre 2016

Le prix des indés*

*Sous-titré : Vous nous prendriez pas un peu pour des cons, des fois ?

Je voulais écrire un petit billet rageur et désabusé suite à l’écoute partielle[1] d’une émission sur (f)Rance Inter[2] qui retransmettait en différé avec moults interventions toutes plus merveilleuses les unes que les autres un machin nommé : “Prix des Indés”. Là, tu te dis que ça peut être sympa ce truc, du coup tu fais une recherche, tu t’aperçois que c’est toujours les mêmes artistes qui sont sur-représentés, sur-médiatisés (notamment sur la radio pré-citée)…

Arrive ensuite l’article qui pose tout là, comme la bonne grosse supercherie qu’est cette “cérémonie”, une bonne grosse bouse nauséabonde d’auto-congratulation / auto-promotion de gros labels qui engrangent des millions avec des artistes pas du tout à la marge (Justice, Daft Punk, Metronomy, Manu Chao…).

Tout le monde a salué le Prix du meilleur Album décerné à Jeanne Added (Naïve), le prix de l’album révélation décerné à Radio Elvis (PIAS), le prix du meilleur Vidéoclip à Odezenne (Tôt ou Tard), le prix du meilleur album à l’export à Christine & the Queens (Because), le meilleur petit label à Ed Banger (edité par Because). Même dans l’industrie de la charcuterie on prend plus de pincettes avant de se décerner des prix à soi même.

Voilà, voilà.

Pendant ce temps, les autres labels indés[3] continuent contre vents et marées de sortir des disques d’artistes précieux et indispensables. Merci à eux.

Notes

[1] Pour ma santé mentale, j’ai préféré couper court…

[2] Et là on se demande pourquoi j’écoute encore cette chaîne.

[3] Donc pas ceux qui se voient majors à la place des majors…

26 août 2015

Médiatite aiguë

L’expérience est à la fois intéressante et traumatisante : être volontairement coupé du monde[1] pendant une dizaine de jours fait un bien fou, on se rend compte à quel point le flux continu d’informations (négatives, car la plupart le sont) agit de façon conséquente sur le moral.

Rien de tel que de profiter pendant 4 jours d’un festival en bord de mer (ou presque) sans autre préoccupation qu’assister à de chouettes concerts dans de bonnes conditions avec du monde mais pas trop (sauf le samedi), des festivaliers cools…
Profiter ensuite, malgré les divers maux, d’une vue imprenable sur l’archipel des 7 îles, faire un tour en bateau, se balader sur la côte, voir plein d’oiseaux, la patrouille de France, faire des photos, manger des fruits de mer…

Alors il faut avouer, le retour à la vie réelle[2] est rude, l’impression qu’on dérive vers toujours plus de sensationnel, qu’on laisse de plus en plus la parole à des fauteurs de troubles, des agitateurs inconscients, des incapables dirigeants, des populistes détestables et qu’on regarde la société se déliter sans réagir, voire avec un petit sourire en coin : c’est bon pour l’audience.

C’est étrange, cette sensation est la même que j’ai éprouvée quand j’ai vu à nouveau un écran de télévision allumé avec une émission de reportages (donc pas ce qu’il y a de pire) & des pubs après des années de sevrage : comme un vertige, une incompréhension, une coupure entre ce que je vis et ce qu’on nous montre, ce qu’on veut nous imposer. Je ne veux pas dire que je navigue dans le monde des bisounours, je pense avoir les pieds sur terre, mais tant de spectacle médiatique donne assez peu d’espoir sur la poursuite de la chute vers des abysses de la politique et dans son sillage, de la société… avec des conséquences qu’on voit déjà, hélas.

Se tenir informé ou se préserver un minimum ? Vaste question. La violence des actes et des paroles depuis le début de l’année m’incite à m’éloigner un tant soit peu de certaines sources d’information, dont la radio, notamment celle qui depuis des années m’informait, me distrayait, et m’agace maintenant prodigieusement par sa suffisance, sa programmation pourrie, ses émissions qui déclinent.

Notes

[1] Entendons-nous bien, quand je dis coupé du monde, c’est juste de la radio et des flux d’infos habituels.

[2] Mais ce qu’on entend à la radio “officielle” est-il vraiment la vie réelle ?

7 juillet 2015

Glouton, et autres considérations

De glouton, je n’ai jamais été, gourmand, plutôt, de choses sucrées et/ou fruitées[1].

On ne peut pas dire par contre que je raffole de ce que je vois / entends dans “lémédia”. Fichtre[2], que penser de ce dogmatisme ultralibéral et financier, largement relayé et soutenu par ces médias dominants, qui conduit le monde droit dans le mur ? Que du mal assurément.
Faut-il en arriver à une situation critique pour que les peuples donnent de la voix ? J’en ai bien peur. D’autant que la société qu’on voit bouger en ce moment évolue de façon chaotique vers toujours plus de tensions.


Découvrir d’autres alphabétiques.

Notes

[1] Les fraises ont ma faveur depuis l’enfance, j’ai des preuves, mais la saison ici est terminée

[2] Personnellement, je suis plus diantre, en fait.

13 mars 2015

Du vrac, un peu énervé.

Quoi ? Vous avez eu peur que j’arrête ? C’est bien mal me connaître, je suis opiniâtre, enfin parfois. Donc voici le billet irrégulotidien de retour.

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4 mars 2015

Larme

À chaque fois que je regarde une émission de télévision grand public (sur le web), je comprends pourquoi je n’ai plus de poste chez moi (ou presque, comprenne qui peut).

Après avoir regardé l’édifiant documentaire sur la troïka sur Arte+7, et voyant passer des tweets sur une autre qui était en cours, je me connecte donc sur le site de France2 pour suivre en direct les 3/4 restants de “Cash Investigation” qui parle ce soir-là des entreprises gérées (ou liquidées) par des fonds spéculatifs et leur impact sur l’emploi et les conditions de travail. On note au passage le titre évocateur : “Quand les actionnaires s’en prennent à nos emplois”.

J’avais déjà entendu parler de cette émission et de son concept - qui se comprend d’ailleurs quasiment à la lecture de son titre - plutôt en bien, voyons donc ce qu’il en est.

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27 novembre 2012

La presse musicale n'a aucune honte

Même si je précise musicale, le reste de la presse n'est pour moi pas plus inspirée. Je ne vais pas revenir sur de nombreux titres nauséabonds à faire bondir, de nombreux articles puants - et je ne parle pas des commentaires - quand ce ne sont pas certains écrits avec les pieds (qui puent, cela va de soi).

Bon. Revenons à nos moutons. Ça faisait longtemps que je n'avais eu entre les mains un exemplaire du magazine "Les Inrocks" qui fut un temps - lointain - était une la référence en matière de presse musicale (indie & vaguement intello, quand même), avec une maquette sobre et en noir & blanc, une périodicité mensuelle et des articles fouillés et non racoleurs. Depuis son passage à un hebdo traitant d'à peu près tout, d'aucuns avancent qu'on y a perdu au change. Je peux difficilement leur donner tort.

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19 novembre 2012

Total soutien

OK, bon maintenant, assez rigolé (jaune), là ça devient juste insupportable.

L'homophobie à peine voilée, puis complètement assumée, c'est pas lourd, c'est juste intenable. Ça me mine d'entendre largement relayés par la presse pourrie (et même celle qui l'est moins en temps normal) toute heureuse d'en profiter à moindre frais, tous ces témoignages d'un autre temps, d'une violence rentrée ou pas, d'un obscurantisme crasse, bref, tous ces cons qui arque-boutés sur leurs soi-disant principes ne voient pas que la société évolue, que certaines lois doivent s'adapter pour délivrer les mêmes droits à tous. Intolérable de voir une telle violence dans ce pays.

Certes, n'étant pas un militant forcené du mariage, je ne le suis pas plus du mariage pour tous, sauf que là, si, en fait.

Alors voilà, puisqu'il faut le préciser, faire bloc : je suis un de ces hétéros qui affirme son soutien inconditionnel aux amis homos, lesbiennes, etc., pour l'égalité des droits, et contre la haine absurde dont ils font l'objet.

D'autres en ont parlé beaucoup mieux que moi : Sacripanne, Xave, Florent, sans oublier l'excellente tribune de Virginie Despentes. Merci à eux/elles.
Edit : merdoum, j'avais oublié M. LeChieur !
Edit 2 : triple merdoum, caramba, je n'avais pas vu passer le billet de m'ame Kozlika !

[soundtrack : Alloy / Eliminate]

22 août 2011

Tu la sens là, ma phrase morbide ?

Ce titre en forme de coup de gueule du soir après avoir lu une énième chronique qui n'a encore rien compris.

Pourquoi, oui pourquoi faut-il que les chroniqueurs pensent systématiquement que les chansons - de quelque style que ce soit - exprimant une émotion, une atmosphère qui sort de l'ordinaire (=pas joyeuse ou enjouée ou rythmée ou franchouillarde...) donnent envie de se suicider ? Pourquoi ont-ils cette propension à les qualifier de morbides[1] quand bien même il n'y est pas question de mort, de maladie ou autre dérive. Non, c'est tellement plus simple de mettre ça dans un sac, sous l'étiquette musique dépressive sans aller chercher plus loin.

Hey sans déconner les gars, évoluez un peu. La musique n'est pas le mainstream. Laissez-lui le champ ouvert d'une multitude d'émotions qui sont LA VIE et arrêtez de formater vos commentaires et lecteurs.

Notes

[1] adjectif qui rappelons-le n'a rien à voir avec la mort, mais avec la maladie, ou la perversité.

9 juillet 2010

Panique à bord

Nan décidément c'est dur de faire plus con que l'UMP ces temps-ci... j'arrive pas à imaginer comment en quelques années (un peu avant l'arrivée de son petit chef au pouvoir) les mentalités les langues le manque d'idée de cette droite dite décomplexée[1] ne se sont autant lâchés jusqu'à la défense actuelle de l'animal traqué qu'est Woerth et par-delà Sarkozy et les restes de linge sale de la garde-robe UMP qu'on croyait plus soignée. La grande hypocrisie de la dénégation d'un financement illégal de campagne, et les contre-attaques en-dessous de la ceinture envers une presse qui reste indépendante et fait son travail sont autant de signes de la panique à bord, et de la véracité des faits... c'est du moins mon intime conviction, comme on dit.

On pourra aisément rapprocher la volonté de museler une certaine presse de la reprise en main de France Inter qui voit non seulement ses 2 humoristes phares se faire lourder comme des malpropres, mais aussi la suppression de nombre de ses émissions dont Et pourtant elle tourne qui pour moi était une des toutes meilleures. Mais bon il semble bien que Val ait décidé de saborder le navire... ça faisait quand même un moment qu'il sentait mauvais aussi, lui dans ses prises de position et son moralisme bien pensant.

Et pendant ce temps, on ne parle pas des réductions de budget partout pour économiser sur le dos du (bas) peuple[2]...

Notes

[1] ça signifie dire/faire tout et surtout n'importe quoi et ne pas en avoir honte ?

[2] terme volontairement employé ici

30 juin 2010

Porte, Guillon, Hees, Val et S. sont sur un bateau

Le dernier incite les deux autres à jeter les premiers par dessus bord, mais ô miracle, il savent nager, et à contre-courant, ils l'ont déjà prouvé.

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