Alors, cette présidentielle (mégalol) ?

On a beau essayer de tenir le cap en prolongeant au-delà de l’année initialement programmée les bonheurs du jour, il faut bien avouer que tout ce qui se passe actuellement n’est pas réjouissant.

Ces derniers temps, j’ai très peu parlé politique - contrairement aux débuts de ce blog où c’était un des sujets principaux - entre autre à cause de mon affliction à l’égard de la plupart de celles et ceux qui la font, au niveau national tout du moins. Affliction due aux prises de positions toutes les plus nauséabondes les unes que les autres, à la course à l’échalote du “moi! moi! moi!” de la présidentielle où l’on rigole jaune, ou pas du tout.

Mon attitude face à cette campagne qui est déjà active depuis quelques mois avec toutes les primaires qui dégomment les favoris (hihi) est à la fois de l’ordre de la protection et de l’intérêt. Bien que facilement irritable par des propos tenus parfois insupportables (d’où la protection), je ne peux pas me désintéresser de l’évolution de notre pays, et ça tombe bien, cette année se présentent les élections présidentielle et législatives qui vont sans doute un peu chambouler les choses. Ou pas, selon celui qui arrivera 1er de la course de voitures à pédales. Mais sûrement quand même.

Ce préalable posé, j’ai tout de même envie de parler de ces échéances et des débats[1] qu’ils engendrent. Je suis ébahi à l’écoute d’encore trop nombreux citoyens, pour lesquels ce n’est pas encore très clair. Le PS n’est plus de gauche. C’est dingue dit comme ça, mais c’est vraiment vrai. Je vous assure. Bien sûr, aidé par les journalistes qui ne remettent pas vraiment l’échiquier en cause, les politiques en jouent. Il faudrait quand même me dire quelle loi, quel vote, quelles actions peuvent être considérées comme de gauche, allant vers le bien commun, vers l’égalité, la fraternité, la liberté même. Chaque mouvement du gouvernement depuis presque 5 ans s’est inscrit dans une mouvance ultralibérale au sens économique, et ultrasécuritaire et restrictive en terme de libertés individuelles au sens sociétal. Notamment. À part le mariage pour tous, rien. Mouvement complètement assumé par le chef de l’état encore en place et son équipe au gouvernement, qui ne comprennent pas pourquoi tant de haine (!), tant de rejet de la part des citoyens…

Faut-il qu’ils soient complètement déconnectés de la vie réelle pour qu’aucun n’ait une once de remise en cause ?
Mon échange il y a quelques jours avec un député m’a confirmé que tous n’étaient pas complètement coupés des réalités de terrain, même si leur discours prenaient parfois des tournures inattendues et très anxiogènes (Nous sommes en guerre début 2016, La 3e guerre mondiale est à nos portes début 2017, ce même député, euh, comment dire…).

Alors certes, certains candidats penchent sérieusement vers une remise à plat des institutions à bout de souffle, pour une assemblée constituante, une 6e république. Enfin. Mais faut-il les croire ? Comment peut-on faire confiance à des politiques professionnels rompus à l’art oratoire, à la belle formule ? Comment peut-on encore croire à un candidat issu des rangs du PS, fût-il “frondeur” à un moment ? L’autre ayant des positions plus que discutables en matière de politique étrangère et s’étant rallié sur le tard aux thèses écologistes, j’ai du mal à adhérer à 100%. Le candidat EELV ? Il faudrait que je regarde un peu son programme.

En ce qui me concerne, actuellement aucun des candidats ne remplit le cahier des charges complet pour prétendre à ce que je glisse son nom dans l’enveloppe. On ne me reprendra plus à voter par défaut, contre untel. Comment peut-on faire pire que Sarkozy qui en 2012 concentrait sur lui toutes les oppositions, tant son quinquennat avait été détestable ? C’est terrible de le dire, mais Hollande a réussi haut la main ce défi. Et sans effort. Un peu aidé par les attentats (pour le côté surveillance), il faut bien le dire.

Alors quoi ? Faut-il encore aller voter[2] ? Et si oui, qui, bon sang, qui ?

Joker : une vraie primaire citoyenne a eu lieu, avec 127848 participants. Certes c’est peu comparé aux quelques millions pour chaque primaire des “gros partis”, mais ça a le mérite d’être décorrélé de tout parti. Cette primaire a vu la victoire d’une candidate issue de la société civile, Charlotte Marchandise dont le programme me semble correspondre à l’idée que je me fais de l’évolution du pays dans lequel je vis. Et sans de culte de la personnalité. Elle a maintenant besoin des fameuses 500 signatures de maires et d’aide pour le financement de sa campagne. Si ça vous dit…

À ce propos, plusieurs mouvements citoyens se sont mis en place depuis quelques mois / années, certains en réaction à la scélérate loi travail… Certains ont fait long feu depuis, mais on sent un fourmillement de la société civile qui ne va pas s’arrêter maintenant. Soyons attentifs et impliquons-nous.

Notes

[1] Au sens global, hein, pas les débats télévisés que je n’ai jusqu’à présent pas suivi, et qui ne m’ont pas manqué.

[2] Sujet potentiel d’un autre billet à venir, pourquoi pas ?

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