Noir Désir - Le 1er concert

En fin d’été, pour tenter de rattraper des vacances pleines de douleurs et de fièvre, j’ai eu l’occasion de me rendre en balade sur les hauteurs de St Romain, comme une sorte de pélerinage, un des lieux que j’aime à retrouver de temps en temps…

Du haut des falaises on voit le village en contre-bas, et un vignoble prestigieux qui s’étend tout autour. Une splendide vue* donc, et puis toujours cette sensation un peu étrange qui m’attire près du vide, rempli d’arbres et de chants d’oiseaux (et accessoirement d’une ou 2 carcasses de voitures).

En haut des falaises, à deux pas, se trouve, pardon, se trouvait un haut lieu de la musique dans la région : la boîte “La Demignière”, orienté plutôt rock, qui accueilli nombre de groupes excellents (je ne pourrais même pas tout citer, je n’ai connu que la fin des concerts là-bas). C’est là où j’ai vu mon 1er concert de Noir Désir, un soir de février 1991 (le 13, pour être précis) alors que le verglas se répandait sur les routes et qu’on ne savait pas trop, mon frère ma soeur et moi, comment nous allions faire pour rentrer à Lyon pour l’un Dijon pour les autres… on était venus par le train, puis un taxi nous avait mené jusqu’en haut, devant la porte d’entrée qui était restée fermée un bon moment. Au moins on aurait une place de choix en attendant ainsi plus d’une 1/2 h à l’entrée dans le froid… Bref.

Le groupe faisait une mini-tournée dans des petits lieux avant la sortie de son troisième album “du ciment sous les plaines”, histoire de garder la proximité avec le public dans des lieux intimes (“les sombres héros…” étaient passés par là). Le concert fut fantastique, chaotique, les genous coincés sur les retours, l’avant-scène rajoutée pour agrandir un peu le plateau se reculait devant les assauts du public déchaîné, trop déchaîné, à tel point que Noir Dez arrête à un moment le concert en plein milieu d’un morceau (les écorchés ? la chaleur ?) pour demander aux gens de se calmer… fantastique 1er contact avec le groupe que je réitérerai souvent par la suite avec un plaisir évident.

Dans cet endroit, j’ai vu d’autres beaux concerts : Joseph Arthur (en), seul avec ses pédales sampler (en), procédé plutôt rare à l’époque (97), les Têtes Raides, No One Is Innocent

La fin de l’histoire, c’est le bâtiment à l’abandon, ouvert à tous les vents, qui s’effondrera un de ces jours sans émotion…

*faudrait que je retrouve et scanne des photos à l’occaze, tiens.

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