Envisager l'infinir

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18 juillet 2012

no

Je m'étais pourtant prévenu il y a quelques mois. Trop loin.

Merde.

22 août 2010

Foutage de gueule, dans les grandes largeurs

Le cadre

La vache. J'avais pas envie d'y aller, pourtant j'aime jouer de la musique et faire des concerts, mais l'état d'esprit actuel n'étant pas des plus guillerets, et les conditions étant plus que précaires - pas de défraiement, juste une bouffe et boisson à volonté - ça ne motivait pas plus que ça. D'autant qu'il fallait quand même compter plus d'une heure de route pour arriver au milieu de la brousse (sud 71, charolais, comme la vache[1]).

Et donc, on arrive dans le lieu qui fait office de guinguette avec une cour aménagée derrière le bâtiment, avec tables et mini scène. A l'intérieur, un bar et une salle attenante qui sert de salle de concerts réception, etc. C'est là qu'on[2] va jouer en 2e partie de soirée (à partir de 22h), la 1e se déroulant dans la cour, avec une fanfare et un (mini) groupe de chanson française. Ça pose l'ambiance, pas des plus rock n'roll à tout le moins.

Les surprises

On apprend donc que vu le nombre de musiciens ce soir, nous n'aurons droit qu'à 3 consos gratos. Bon, ça commence à puer ce plan. Après avoir expédié les balances (ben oui ça commence de jouer dehors à 19h, donc faut pas s'éterniser), on nous sert à manger... un plat datant d'une semaine si on se fie aux affiches encore visibles sur les fenêtres, à moins qu'il n'ait été congelé/décongelé, allez savoir ; plat fort peu appétissant, qu'on mangera du bout des lèvres pour certains, pas du tout pour d'autres, certains semblant malgré tout l'apprécier. Mais rien à voir avec le repas servi aux clients (et autres groupes ?) ce jour-là, qui avait l'air bien plus sympathique. Une mini-part de vacherin plus tard - et pas de café - le repas est terminé et l'attente commence, on tue le temps sans se laisser trop perturber par la musique ambiante. chacun tue le temps comme il peut, je vais pour ma part faire un tour en haut du patelin, avec vue imprenable sur tous les alentours et un monument dédié aux résistants du coin, le tout sous le jour déclinant. J'ai pas pris mon appareil photo, dommage.

A 22h, le 1er groupe attaque... les concerts se déroulent jusqu'à un peu plus de minuit, avec en final une montée en puissance sonore d'Aelendir qui surprend tout le monde, et fait fuir malheureusement. Pas de fans de musique qui brasse par ici. Aussitôt après, on entend à droite à gauche des accordéon, violon guitare reprendre des airs trads avec un public encore bien vivant pour cette musique. On a l'impression d'être complètement hors-sujet toute la soirée.

Et Tomek ?

J'ai pour ma part voyagé léger, la formule acoustique prouve ici son efficacité (non je n'ai pas fait fuir le public, contrairement à ce que j'espérais je pensais au départ), surtout vu mon état de gronkitude avancée, qui paradoxalement, donne un résultat certes un peu moins précis dans les gestes, et moins communicatif aussi, mais d'une rare densité. Les morceaux enchaînés, pas une seconde de répit. Commentaire de Christophe, batteur d'Aelendir : ce que tu fais est à mille lieux du style que j'aime, mais tu as le don de prendre les gens par les couilles et de les emporter avec toi. Touché je suis.
Nous avons aussi joué quelques morceaux à 2, Priscille au chant + clavier, la formule Mona[3] se rode petit à petit, et ça augure de bonnes choses.

Au final

Un vrai accueil de merde, je n'ai pas dit bonjour, je ne dirai pas au revoir aux tôliers, anciens intermittents aux paroles 'achement engagées qui ne s'engagent pas trop sur la qualité de leur accueil d'artistes. Mais bon, vu qu'on était là en special guests hors programmation, il fallait sans doute pas trop en demander.

Épilogue

Et oui, car il y a un after : confirmation que le plat servi n'était pas de première fraîcheur, les intestins se sont fait un malin plaisir de nous retourner pendant quelques heures. Quand c'est pourri, c'est pourri.

Notes

[1] ah tiens, j'ai pas fait exprès.

[2] Lalally, Aelendir et Tomek/Mona, c'est à dire le même plateau que pour le concert du 19 juin.

[3] c'est le nom du projet fraîchement sorti du local de répétition

19 août 2010

Et tout envoyer chier

c'était la brève cryptique du soir[1].

Notes

[1] non, je suis pas allé en vacances, non j'ai pas de photos à montrer, non j'ai pas envie de parler, et d'abord j'aime pas les gens, laissez-moi tranquille.

7 mars 2010

Un autre dimanche

Le vide de cette journée remplit la maison, les sons ne répondent pas aux sollicitations hostiles.

Il y a à nouveau dans ce jour un quelque chose de froid, qui empêche de se détendre vraiment, de trouver une quiétude qui de toute façon ne durerait pas. On croise des poussières qui nous renvoient à notre déliquescence, un abandon de son soi après celui de son environnement.

Ce jour où le rêve a déterminé l'humeur, insatisfaction, regret, frustration, nostalgie onirique et tellement concrète. Et l'écrire, le transformer en texte mi-fictionnel, mi-réel... en faire quelque chose de bien, au moins.

2 mars 2010

Poing mort

Les choses n'avancent jamais comme elles le devraient. Des bêtes se jettent sur un pare-choc, pas de répit pour la mécanique, et le cœur lourd d'une trace indélébile.
Un sentiment de piétinement, de sur place.
Car avancer motive.
Stagner plonge dans les abysses.
Et le peu que j'avance, je lève la tête et à peine passé les précédents reliefs, une montagne plus haute se profile... rien d'insurmontable, non, juste une couche, plus une autre, et encore, et...

Des journées passées à tenter de faire marcher ceci, cela, à se crisper sur d'autres choses aussi, le dos tendu et rien n'y fait. Et un vague sentiment d'indigestion de l'entourage... comme si j'avais essayé de manger les meubles, et qu'ils ne passaient décidément pas.

Tout ça va passer, si, même les meubles. M'enfin, c'est lourd à traîner, là.

20 septembre 2009

Jour de rien

A penser ses blessures de loin, le regard s'endort à trop y voir de près, les contours deviennent indécis mais semblables à de vagues nausées pour se noyer.

Ces jours de rien ne passent pas, se posent là comme une douleur insidieuse et récurrente.

Un autre ce jour écoulé, une fuite dans le toit, et dans la tête sans résonance.

27 juillet 2009

Mauvaise humeur du jour

J'en ai rien à foutre de Fessbouc.
J'en ai rien à foutre de Touiteur.
J'en ai rien à foutre des réseaux sociaux de mes 2.
J'en ai rien à foutre de la grippe A.
J'en ai rien à foutre de l'emploi du temps ni de la santé du roisident, n'en déplaise aux médias qui se vautrent dans le compte-rendu minute par minute, comme si c'était primordial, comme si le pet de travers du roisident moisi allait changer la fesse face du monde.

14 mai 2008

Respect

Lâcheté

Encore cette bonne vieille lâcheté qui apparaît au détour de projets avortés, ou détournés de leur première mouture... On s'implique, on est motivé, et on se retrouve comme un con à ne pas être mis au courant que finalement, ben non, on ne fait plus partie de la chose, ou que l'alter ego à d'autres projets certainement beaucoup plus intéressants à mener.

Toujours ce bon vieux réflexe de laisser courir, quelle importance après tout, je fais comme je veux, je vis ma vie comme si les autres n'existaient pas, du moins certains autres. ça me rappelle furieusement une époque glorieuse des coups par derrière.

Et la politesse dans tout ça ?

Eh, vous connaissez des gens qui vont sur des sites pour vendre des trucs ? forcément.

Mais quand il s'agit de se comporter en être humain courtois et respectueux de l'autre, cet autre qui n'en est pas moins humain malgré l'interface informatique incontournable, là, c'est plus la même ! Du respect ? De la courtoisie ? ça existe encore ça monsieur ?

Le vieux schnock de 35 ans que je suis demeure très mais alors très agacé par l'impolitesse chronique dont font preuve les super internautes commerçants (ah, ça vient peut-être de là, tiens) qui ne daignent pas une seule fois dire 1) qu'ils ont trouvé leur bonheur ailleurs, que c'est pas la peine d'attendre quelque chose de leur part 2) qu'ils sont ravis des renseignements fournis sur le produit mais qu'ils en ont rien à foutre du gus en face qui a pris un peu de son temps pour en parler le mieux possible, etc.

Ah, le con-sommateur-roi se fout de ta gueule comme il se fout des gens qui l'accueillent en magasin puisqu'il est le roi et qu'il faut pas le faire chier passque il a aussi sa vie (de merde), qu'il a les nerfs à passer sur la 1e personne qu'il rencontre, passque ceci et celà, et que si c'est ça, il change de crèmerie (pour rester poli).

Voilà où nous en sommes. Tristes gens qui ne se respectent même plus.

7 mai 2008

Non événement

Depuis un an, on est contraint de supporter le grand agitateur à la tête de l'état, qui brasse beaucoup, se contient parfois, fait des réformes impopulaires à tour de bras, finalement ne tient pas le choc face à sa prétendue rupture - qui s'avère encore plus tranquille qu'annoncée. Bref, la routine au pays des droits de l'homme[1].

Depuis un an, je n'ai plus envie de commenter l'actualité que nous sert les médias, les communicants officiels, le discours lénifiant, lepenisant et gerbant de l'état.

Depuis un an, j'ai envie de parler d'autre chose. Et de tenir, résister, mais pas comme certains[2].

Notes

[1] j'ai l'impression que c'est un gros mot depuis un an, non ?

[2] Vive Manu Larcenet !

3 juin 2007

Et puis...

Rien.

ça passera, comme toujours.

cette impression de vide, de non-achevé et pour longtemps, de tension inutile et sans cesse renouvelée, pas le goût de dire que ça n'avance pas comme prévu, et puis un enterrement, et puis des repas épuisants, et puis...

Qu'est-ce que je fous là ? Tout de suite retrouver celle que j'aime et puis c'est tout.

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