Envisager l'infinir

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2 juillet 2006

long silence

je n'avais rien envie de dire, pas le temps de dire, ou pas le choix (rayez la mention inutile).

J'écris ça mais bien sûr, on a toujours le choix de consacrer quelques minutes à déblatérer sur tel ou tel travers du mon-stre-de, à ne pas s'enthousiasmer pour un ballon et ses cogneurs associés (contrairement à beaucoup de monde on dirait)...

Des cartons à faire puis à défaire (tout le monde sait ce que représente un déménagement), un changement de repères, pas le temps non plus pour jouer, écouter de la musique non calibrée/formatée, pour se détendre, stress assuré, et la décompression tarde à venir.

Encore beaucoup d'imprécisions quant à l'avenir - mais qui, à part peut-être les sûrs-d'eux-et-de-leur-chemin et les fous, n'a pas de doute, de peurs ? - et des illusions qui tombent les unes après les autres, l'impression de finalement avoir du mal à faire face au passage adulte, à des responsabilités, faire face à la vie tout simplement. Des questions qui reviennent comme toujours. Le doute est bon pour faire avancer, pour ne pas rester dans les traces qu'on suit ou qu'on s'impose, mais il peut aussi pétrifier. Contraste et paradoxe chers à mon ami Luc (lecture plus que conseillée de son blog, soit dit en passant).

D'autres choses à dire, mais je reviens vite, promis.

29 mars 2006

En ces temps agités...

Grèves et manifs dans tous les sens, et je n'arrive pas à m'impliquer, du fatalisme sans doute, devant un monde qui ne nous prend sur son dos que pour nous emmener au bagne, au chaos, dans le mur... (rayez la mention inutile)

Comment avouer qu'il est trop tard pour la planète, pour les êtres humains (je ne blâme personne, j'en fais partie) qui réagissent des années (siècles ?) après le début des hostilités économiques - "the holy economic war" ?

Non, j'ai plus envie de participer à des manifs, plus envie de me mêler à des bannières, drapeaux qui ne me correspondent pas, à des slogans simplistes, non je ne crois plus à un grand soir, j'y ai jamais cru de toute façon. Une grève générale peut-être... et encore. l'an 01 ? Pour aboutir à quoi ? Beaucoup de choses ont été tentées, alors quoi ? L'autogestion ? Qui reposerait sur une remise en question complète de la société dont la 1e serait la volonté de tout le peuple de se prendre en main... aille... qui a dit que tout le monde le désire ? comment concilier une plutôt bonne idée avec la majorité des êtres humains ? hum...

Des questions, encore et toujours, et bien peu de réponses.

Plus proche de mes préoccupations quotidiennes, grève reconductible des intermittents (& artistes précaires/rmistes) à compter de demain 30 mars pour tenter de mobiliser l'opinion sur une nouvelle dégradation des admissions et indemnisations dans le cadre des annexes VIII et X du régime d'assurance chômage concernant les professionnels intermittents du cinéma, de l'audiovisuel, de la diffusion et du spectacle. Des actions dans de nombreuses villes de France et de nombreux spectacles d'ores et déjà annulés. Des infos ici.
Et que dire aussi de la fermeture des antennes anpe-spectacles en régions ?

Bref, le constat est amer, mais faut-il pour autant baisser les bras ? J'ai peur de me dire que tout est joué, qu'on ne peut plus rien à la marche du monde qui nous entraîne contre notre gré (pas pour tout le monde ceci dit), qu'à moins d'une révolution à l'échelle mondiale (plus grosse utopie, c'est dur), rien ne peut se produire de bon...
Et le "penser global/agir local" ? Oui, bien sûr, mais est-ce suffisant ? Non, mais nécessaire. Rien n'est jamais simple.