Envisager l'infinir

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Mot-clé - colère

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10 avril 2013

Grrrrr

Aujourd'hui je n'ai pas eu le courage de bisquer, mais s'il avait fallu, je me serais une nouvelle fois tourné vers tous les donneurs de leçons à la petite semaine. Des gens incapables de se remettre en question, de remettre en question leur système, leurs avantages, leur professionnalisme dans la politique, leur goût du pouvoir, leur ego démesuré... Bref.

Bisquer aussi contre l'intolérance et la violence sans justification que subissent les homosexuels. L'ignorance et la peur de l'autre, de la différence a hélas encore trop de prise sur certains.

GRRRRRR ! En fait.


En savoir plus sur les Obsolètes à prise rapide.

27 mars 2013

Ils commencent à me les briser menu !

Là il faut avouer que ça dépasse les bornes.

Je n'ai pas le dépris assez fort, ni le mépris assez intense pour réagir de façon épidermique à toutes les âneries qu'on peut entendre ces jours-ci. Comment peut-on à ce point s'illusionner d'être dans le sens de l'histoire (un "printemps français", on aura tout vu !) alors qu'on est plongé dans un obscurantisme du ô, tième siècle[1] bien tassé, et contre l'histoire et son évolution ? Comment peut-on croire pouvoir renverser un gouvernement qui ne serait pas légitime car de gauche[2] et donc incapable ? Comment peut-on s'offusquer que dans une manifestation dont certains éléments sont incontrôlés et bravent une interdiction, des gaz lacrymogènes sont utilisés ?

Ah ça, on ne s'offusque pas quand il s'agit d'ouvriers aux abois qui n'ont plus que la colère et le désespoir comme motivation et qui se prennent des lacrymo.

Ils me dégoûtent, je n'arrive pas à ne pas me mettre en colère face à ce déchaînement de haine (refoulée ou non, assumée ou non).

Notes

[1] Tous les siècles en ont leur part, non ?

[2] En fait de centre droit, mais passons, c'est presque un détail, là.

9 août 2012

Des années qu'on voit venir...

J'ai participé modestement à plusieurs comités ATTAC il y a maintenant un paquet d'années (plus de 10). A cette époque nous nous intéressions notamment aux fameux[1] plans d'ajustement structurel du FMI (lobby financier y es-tu ? oui, oui bien sûr). Ces plans avaient soi-disant pour but de redresser les pays en voie de développement, apurer leur dette. La solution miracle (et la seule viable du point de vue des grands financiers de la planète) ? La même, à quelques variations près, que celle qui est en train d'être menée en Grèce, en Irlande, en Espagne à savoir : serrage de ceinture, restrictions budgétaires, privatisations à gogo pour une prise de pouvoir par les multinationales fortement implantées dans des paradis fiscaux...

L'article récent intitulé ironiquement Crise bancaire: on n'a pas fini de rire évoque de façon détaillée la manière dont le dogme ultralibéral de l'auto-régulation par le marché et du sauvetage des banques ayant mal investi et perdu leurs mises par les pays, détruit durablement l'économie réelle, et paupérise les peuples de ces pays.

Autant dire que si on ne réagit pas très vite contre cette toute puissance des financiers de bois pourri, on se retrouvera tous dans la même barque que les autres pays d'Europe qui sombrent à trop suivre les recommandations exemplaires (de cynisme) du FMI et de la BCE. C'est rageant de voir que ce qui était prédit il y a plus de 10-15 ans par les économistes alternatifs est finalement en train de se produire, aucune inflexion n'a été donnée à cette politique que l'on sait destructrice et sans issue.

On vit vraiment une époque formidable.

Note

[1] Fameux pour nous, mais plutôt méconnus du grand public alors.

11 décembre 2011

C'est officiel

Adoncques, contrairement à ce que je proclamais haut et fort (enfin presque) il y a un moment, je me suis résolu à être présent sur facebook, et ce pour une seule et unique raison : pouvoir faire la promo de Mona Kazu et Tomek sur un réseau très très fréquenté[1].

J'ai donc fait en sorte de désactiver le maximum de choses concernant les informations sur mon compte. Malgré cela, j'ai un sursaut (de lucidité ?) et l'envie d'envoyer chier. Pourquoi ?

Je me suis aperçu cette semaine qu'il est désormais de bon ton de communiquer des décisions officielles uniquement via ce réseau, et non par voie de courriel comme on pourrait légitimement s'y attendre. C'est donc une forme d'exclusion manifeste. Qui n'est pas là n'aura pas l'information, fusse-t-il concerné de façon directe. Je viens de vérifier sur le site officiel, aucune trace de l'info. Aussi, je suis très très énervé par ce genre de comportement qui ne mérite que le mépris.

Note

[1] sans blague ?

13 septembre 2010

Un pays

S'il n'y avait qu'un billet à lire ces jours-ci, c'est bien celui-là : j'habite un pays - Quelques jours en Sarkozie. J'y suis à 100%.

Rien à dire par contre sur la queue basse des syndicats. Je les méprise. (et d'ailleurs...)

22 août 2010

Foutage de gueule, dans les grandes largeurs

Le cadre

La vache. J'avais pas envie d'y aller, pourtant j'aime jouer de la musique et faire des concerts, mais l'état d'esprit actuel n'étant pas des plus guillerets, et les conditions étant plus que précaires - pas de défraiement, juste une bouffe et boisson à volonté - ça ne motivait pas plus que ça. D'autant qu'il fallait quand même compter plus d'une heure de route pour arriver au milieu de la brousse (sud 71, charolais, comme la vache[1]).

Et donc, on arrive dans le lieu qui fait office de guinguette avec une cour aménagée derrière le bâtiment, avec tables et mini scène. A l'intérieur, un bar et une salle attenante qui sert de salle de concerts réception, etc. C'est là qu'on[2] va jouer en 2e partie de soirée (à partir de 22h), la 1e se déroulant dans la cour, avec une fanfare et un (mini) groupe de chanson française. Ça pose l'ambiance, pas des plus rock n'roll à tout le moins.

Les surprises

On apprend donc que vu le nombre de musiciens ce soir, nous n'aurons droit qu'à 3 consos gratos. Bon, ça commence à puer ce plan. Après avoir expédié les balances (ben oui ça commence de jouer dehors à 19h, donc faut pas s'éterniser), on nous sert à manger... un plat datant d'une semaine si on se fie aux affiches encore visibles sur les fenêtres, à moins qu'il n'ait été congelé/décongelé, allez savoir ; plat fort peu appétissant, qu'on mangera du bout des lèvres pour certains, pas du tout pour d'autres, certains semblant malgré tout l'apprécier. Mais rien à voir avec le repas servi aux clients (et autres groupes ?) ce jour-là, qui avait l'air bien plus sympathique. Une mini-part de vacherin plus tard - et pas de café - le repas est terminé et l'attente commence, on tue le temps sans se laisser trop perturber par la musique ambiante. chacun tue le temps comme il peut, je vais pour ma part faire un tour en haut du patelin, avec vue imprenable sur tous les alentours et un monument dédié aux résistants du coin, le tout sous le jour déclinant. J'ai pas pris mon appareil photo, dommage.

A 22h, le 1er groupe attaque... les concerts se déroulent jusqu'à un peu plus de minuit, avec en final une montée en puissance sonore d'Aelendir qui surprend tout le monde, et fait fuir malheureusement. Pas de fans de musique qui brasse par ici. Aussitôt après, on entend à droite à gauche des accordéon, violon guitare reprendre des airs trads avec un public encore bien vivant pour cette musique. On a l'impression d'être complètement hors-sujet toute la soirée.

Et Tomek ?

J'ai pour ma part voyagé léger, la formule acoustique prouve ici son efficacité (non je n'ai pas fait fuir le public, contrairement à ce que j'espérais je pensais au départ), surtout vu mon état de gronkitude avancée, qui paradoxalement, donne un résultat certes un peu moins précis dans les gestes, et moins communicatif aussi, mais d'une rare densité. Les morceaux enchaînés, pas une seconde de répit. Commentaire de Christophe, batteur d'Aelendir : ce que tu fais est à mille lieux du style que j'aime, mais tu as le don de prendre les gens par les couilles et de les emporter avec toi. Touché je suis.
Nous avons aussi joué quelques morceaux à 2, Priscille au chant + clavier, la formule Mona[3] se rode petit à petit, et ça augure de bonnes choses.

Au final

Un vrai accueil de merde, je n'ai pas dit bonjour, je ne dirai pas au revoir aux tôliers, anciens intermittents aux paroles 'achement engagées qui ne s'engagent pas trop sur la qualité de leur accueil d'artistes. Mais bon, vu qu'on était là en special guests hors programmation, il fallait sans doute pas trop en demander.

Épilogue

Et oui, car il y a un after : confirmation que le plat servi n'était pas de première fraîcheur, les intestins se sont fait un malin plaisir de nous retourner pendant quelques heures. Quand c'est pourri, c'est pourri.

Notes

[1] ah tiens, j'ai pas fait exprès.

[2] Lalally, Aelendir et Tomek/Mona, c'est à dire le même plateau que pour le concert du 19 juin.

[3] c'est le nom du projet fraîchement sorti du local de répétition

30 juillet 2010

Jusqu'où iront-ils ?

On peut légitimement se poser la question, ça flatte les plus vils instincts des cons-citoyens qui bientôt pourraient aller dans la rue pour lyncher ceux qui sont soi-disant la cause de tous les malheurs (insécurité, vol, trafics, chômage, et j'en passe...). Ah ouais ?

Il faudrait de temps en temps se poser la question du comment on en arrive là, et on pourrait s'apercevoir que la cause principale de tout ce qui nous arrive (de mal) est l'ultralibéralisme (= l'appât du gain pour le gain) et qui attire l'ensemble de la planète à sa perte... sauf peut-être quelques-uns ultra nantis qui pourront quand il n'y aura plus d'autre choix quitter la terre pour aller saloper le reste de l'univers - et ils en sont capables.

Bref, la propagande mise en place par la systématique un fait divers / une loi ne devrait plus leurrer personne.

Ils ne me dégoûtent plus, je les hais, simplement et durablement, et je ne suis pas fier d'être français.

La gerbe suprême.

30 juin 2010

Porte, Guillon, Hees, Val et S. sont sur un bateau

Le dernier incite les deux autres à jeter les premiers par dessus bord, mais ô miracle, il savent nager, et à contre-courant, ils l'ont déjà prouvé.

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27 juillet 2009

Mauvaise humeur du jour

J'en ai rien à foutre de Fessbouc.
J'en ai rien à foutre de Touiteur.
J'en ai rien à foutre des réseaux sociaux de mes 2.
J'en ai rien à foutre de la grippe A.
J'en ai rien à foutre de l'emploi du temps ni de la santé du roisident, n'en déplaise aux médias qui se vautrent dans le compte-rendu minute par minute, comme si c'était primordial, comme si le pet de travers du roisident moisi allait changer la fesse face du monde.

29 janvier 2009

Grève générale

Les motivations à aller dire son mécontentement dans la rue sont légion, aussi ne vais-je pas faire une liste exhaustive.

Le capitalisme triomphant qui déjà sans se casser la gueule réduisait l'être humain à une ressource jetable est devenu une véritable machine à broyer des vies. Avec l'aide des gouvernants. Alors marre !

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