Envisager l'infinir

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

12 octobre 2012

Thurston, l'éternelle jeunesse

Fin juillet - oui, le temps passe, voyez-vous - nous sommes allés au Consortium, l'endroit hype de Dijon (art contemporain, toussa) pour déguster un concert de Thurston Moore, en vacances prolongées (définitives ?) de Sonic Youth.

Lire la suite...

14 août 2012

Concert, bord de mer, etc.

Non, non je ne parlerai pas de la route du Rock, pas cette année - refroidi par la saucée qu'on s'était pris l'an dernier peut-être ? - malgré une affiche alléchante (comme souvent), mais de Mansfield Tya & Mensch, vus jeudi dernier lors d'un festival.

Lire la suite...

24 juillet 2012

De l'inspiration

P comme Portishead Il est des moments où l'on se laisse happer. Prendre par des images, des sons, des ambiances, une créativité encore inentendue et où on reste coi devant tant d'évidence. Ainsi s'est-on trouvé ce soir du 25 juin dernier au théâtre antique de Vienne pour ce concert fantastique (je n'aurai pas assez de superlatifs) de Portishead.

Concert intimiste & grandiose, où chaque musicien fait juste ce qu'il faut pour servir la musique, magnifier les morceaux, propulsés par un son impeccable. Loin de tout académisme, leur démarche musicale est parfois radicale, des mélodies construites sur un pattern rythmique très aride comme sur Machine Gun (vidéo).

P1040661.jpg

Happé aussi ce soir par les atmosphères à la fois lourdes et aériennes de Chelsea Wolfe dont je découvre l'univers, entre doom (métal lent et lourd) sans les tics du genre et folk (sans les tics du genre) habité de fantômes parfois menaçants, avec des expérimentations et arrangements inventifs. Ci-dessous une superbe version de Movie Screen en session filmée.

Deux exemples récents d'inspiration à dépasser ses limites musicales, exploser les barrières et expérimenter.

I breathe the sound.

13 septembre 2011

Vendredi-dimanche

Il fait parfois bon ne pas avoir d'autre occupation le week-end que d'aller voir des expos, des concerts, des débats, le tout agrémenté de retrouvailles amicales...

Lire la suite...

26 août 2011

Akosh S.

Akosh S. Gildas Ethevenard @ Jazz Campus 2011 Avant-hier soir[1], nous avons un peu changé de style et d'horizon, et sommes allés dans un petit village du clunisois écouter du jazz grâce au festival Jazz Campus. Naaaaaaan ? Ben si. Mais pas du tout-venant qu'on entend à droite à gauche avec des solos interminables et des trucs techniques et froids. Nan, là c'était autre chose. Y avait de l'âme dedans.

Au programme : Megadog (from Berline) et le duo Akosh S. / Gildas Etevenard.

En 1e partie, le trio Megadog (from Berline) mais en fait ils sont français (et puis Berline ça s'écrit pas comme ça !) : du jazz bidouillé et parfois bruitiste avec une grosse dose d'électronique. Parfois un peu trop attendu / téléphoné / facile dans les sons, ça fonctionnait plutôt mieux quand une rythmique s'installait. Intéressant mélange des genres même si pas complètement convaincant.

Puis Akosh et Gildas attaquent dans un tout autre registre, complètement acoustique celui-là, et posent l'ambiance. Ces deux-là jouent ensemble depuis près de 8 ans, autant dire qu'ils se connaissent bien. Akosh bien que saxophoniste à la base joue de nombreux autres instruments, dont de l'harmonium, des cloches, pour des ambiances planantes ou répétitives, opposées aux morceaux plus free au saxo. Son compère, en dehors de sa batterie joue de diverses percussions, d'une sorte d'instrument à corde sur lequel il fait des rythmiques ou joue des notes, et même d'une trompette. Le set est alternativement contemplatif, dépouillé, riche, saturé (de notes), minimal... On se laisse complètement embarquer dans cet univers fait de calme et de tempête.

Excellente soirée qui m'a fait permis de revoir Akosh avec une formation différente mais une musique toujours autant passionnante.

Notes

[1] la photo qui illustre ce billet est la moins pire que j'ai pu prendre, la lumière était très faible et je ne voulais pas utiliser le flash...

23 août 2011

Ma 1ère Route du Rock

Tous les ans, je regardais de loin (c'est le moins qu'on puisse dire, habitant à près de 700 km) la programmation de la Route du Rock, le festival des poppeux et amateurs de rock indé en tout genre. Cette année, non seulement le programme du samedi était alléchant, mais je bénéficiais d'un rapprochement géographique bienvenu. Alors je n'allais pas bouder mon plaisir.

Lire la suite...

17 avril 2011

A la recherche du nom perdu

Si vous suivez un tant soit peu ce blog et/ou mon twitter, vous n'êtes pas sans savoir qu'un nouveau projet musical est en cours, qu'il s'appelait jusque là Mona. Ce nom tenait à coeur de la principale initiatrice qui le couvait depuis de nombreuses années. Las, au moment même où nous nous apprêtons à sortir de l'ombre avec une démo, un site[1], un facebook (eh oui), un twitter, et des concerts : VLAN ! Un groupe américain - qui risque de devenir mainstream - du même nom fait une tournée internationale suite à la sortie de son 1er album. La big poisse.

On a bien essayé d'ajouter un ou 2 truc style un tréma : Monä, mais définitivement, ça n'ira pas. Du coup, ça fait 2 jours qu'on planche pour trouver autre chose qui nous corresponde et qui ne soit pas déjà pris... et... c'est une vraie galère. Ça fait quelques temps déjà que les noms de groupes s'allongent à devenir parfois abscons, mais on comprend pourquoi : tous les noms simples en un mot sont pris, ou peu s'en faut.
Et puis il s'agit de faire attention à la connotation de tel ou tel, à la consonance de tel autre, un vrai casse-tête.
Nous sommes maintenant au stade de chercher une expression, une petite phrase avec un sens à peu près neutre (ni négatif ni positif)...

Du coup, ça bloque un peu tout, ça nous met sur les nerfs[2], ça nous fait jouer comme des merdes[3], ça nous démotive.

Un nom, vite !

Notes

[1] le nom de domaine était déjà retenu et actif, l'outil (dotclear bien sûr) déjà installé, le site quasi prêt

[2] comment ça il en faut peu ? C'est rudement important d'avoir un nom, là on se sent orphelin et sans but

[3] une répét avortée au bout de 4 morceaux...

30 novembre 2010

La fin d'un géant (enfin pour moi)

Ça fait les gros titres, et on sait tous très bien pourquoi ça fait les gros titres : L'affaire Cantat-Trintignant est encore dans toutes les mémoires, pour plein de raisons plus ou moins justifiées, justifiables, de mon point de vue ; très énervant cette instrumentalisation, stigmatisation, détournement d'un fait pour les besoins d'une cause - que je suis le premier à défendre. Bref.

Donc, Noir Désir, c'est fini. Annonce sans véritable surprise, et sans véritable déception pour ma part non plus. J'ai eu la chance - comme des milliers d'autres - de voir le groupe à une époque où ils pouvaient encore se permettre de jouer dans de petits lieux avant de sortir un album[1] qui allait changer ma vie. Des moments intenses donc, renouvelés autant que possible, le plaisir étant inversement proportionnel à la taille de la salle. Certes le dernier album sorti le 11 septembre 2001 (je m'en souviens très très bien, et pour cause) m'avait encore agréablement surpris, alors que je n'attendais plus grand chose d'eux musicalement. Mais bon, en dehors de l'écriture singulière de Cantat, j'avais déjà trouvé beaucoup d'autres sources de satisfaction musicales, dont notamment les premiers disques de Serge Teyssot-Gay[2] suivi de ses autres projets InterZone et Zone Libre[3], et plein d'autres artistes bien sûr.

Alors voilà, restent les excellents souvenirs de concerts où j'ai approché la transe (et non je ne consommais aucune substance illicite), l'écoute intensive d'albums incontournables dans mon parcours musical.

Merci à vous, Noir Désir, et longue route à vos projets respectifs. On vibrera encore ensemble.

Edit 12/12/10 : une vidéo de Denis Barthe précisant les choses.

Notes

[1] Du ciment sous les plaines - 1993

[2] Je recommande chaudement "On croit qu'on en est sorti", textes de George Hyvernaud mis en musique.

[3] Le successeur de l'excellent "L'angle mort" avec Casey et Hamé sort en janvier prochain, avec la même équipe (ou presque), yeah !

4 octobre 2010

rhaaaaa Shellac !

Hier soir, un concert comme il en faudrait plus souvent : Shellac, groupe du célèbre ingénieur du son Steve Albini était de passage à Dijon pour une des 2 dates en France (ils sont ce soir à Lyon-Feyzin / Épicerie Moderne).

Et ? Ben ce fut une grande claque.

En première partie, une femme : elle s'appelle Allroh, et elle vient d'Allemagne. Avec une guitare électrique (une LesPaul) et saturation à l'ampli, un jeu très particulier, et un chant un peu détaché, aérien sur une musique qui est loin de l'être. Le contraste est assez étonnant, on se laisse convaincre.

Arrivent les 3 lascars de Shellac, et dès le départ ça envoie du bois. C'est la 2e fois que je les vois, mais les conditions ici sont parfaites : grande proximité, son pas fort - des oreilles d'ingé son, ça se préserve - les 3 musiciens installés de front. Ils sont impressionnants de précision, de tranchant dans les sons, de mise en place des morceaux, le côté rythmique est particulièrement prégnant (un batteur impressionnant). Parfois, ils désamorcent la tension que délivre leur musique en lançant quelques blagues, ou en demandant qu'on leur pose des questions... Ils clouent le bec à des lourds qui commencent à les saouler (et nous avec), ils ont le répondant. Ils donnent un set assez court (un peu plus d'une heure) mais qui les laisse - et nous avec - bien éprouvés mais heureux.

22 juin 2010

Brève de 22 juin, ou le retour vaillant

Ce qui est dingue avec la fête de la musique, c'est que rien ne change (en dehors du temps) : on retrouve toujours le même genre de groupes qui font la même musique, des reprises + ou - bien effectuées, devant un public venu consommer de la musique, zappant d'une scène à un barnum, d'une fanfare à un groupe de hard-rock, d'un groupe de bal (1 chanteur + 1 guitariste + des bandes) qui joue les tubes des 10 dernières années sur une sono au son aigre (aïe, ça pique les oreilles) à un groupe de rock'n'roll censé être le groupe qui monte du coin. Ah ?

Tout ça pour dire qu'on a beau ne pas être scotché par obligation à une scène, on ne trouve pas forcément le bon son, celui qui va faire rester malgré le temps et l'heure[1].

Encore raté.

Notes

[1] ah merde je bosse demain, euh, tout à l'heure

- page 1 de 4