Envisager l'infinir

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31 août 2015

Jongler

Dès aujourd’hui (ça aurait d’ailleurs dû être plus tôt), il va falloir à nouveau jongler entre les envies de s’occuper des affaires musicales et liées (répétitions, vidéos, montage, enregistrement, mixage, démarchage, com’, etc.) et le devoir de bosser sur des sites.

Et ça n’est pas chose aisée, la concentration pour ne pas laisser déborder l’un sur l’autre est primordiale.


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30 août 2015

Rendez-moi la radio que j'aimais

Outre la médiatite aiguë évoquée précédemment qui me fait me détourner de nombreux journaux et émissions de débat sur ma radio auparavant préférée, je ne suis pas le seul à constater depuis plusieurs saisons, la déliquescence des programmes.

La fin de ceux - qui étaient souvent en direct - diffusés la nuit, remplacés par des rediffusions de la journée écoulée, est assez symptomatique des réductions de budget en cours, pour le pire. J’avais en effet un attachement particulier pour ces émissions qui nous accompagnaient sur la route, ou lors d’insomnie, où on se sentait bien avec les invités, on la création artistique hors des sentiers battus avait encore sa place ; je pense notamment à “Sous les étoiles exactement” de Serge Le Vaillant. Outre la nuit, la journée n’est maintenant guère mieux lotie, avec ses animateurs tête-à-claques du matin (à 9h et 11h), ses amuseurs de plus en plus polis et fades, ses émissions aux thèmes et tons discutables, entre autre.

Mais le constat est encore plus frappant depuis la rentrée 2014 (et en constante progression depuis) : la qualité globale des émissions baisse, la disparition d’émissions phare notamment pour la découverte musicale est terrible, la programmation est juste effarante (du Johnny, sur Inter, vraiment ???) et répétitive (la Marie Christine qui couine, ASSEZ !!!).

Le vase a débordé quand je me suis aperçu qu’une émission de la grille d’été animée par Philippe Katerine, vous savez “Et je coupe le son, et je remets le son” et autre “Laissez-moi manger ma banane”, était pérennisée à la rentrée pour une émission hebdomadaire le samedi soir à 20h : il faut tenter une fois de l’écouter pour se rendre compte du grand n’importe quoi, du vide sidéral qu’elle laisse apparaître sans fard. C’est de l’entertainment à la française, de l’amusement, de l’art contemporain (qu’on n’y comprend rien) en radio, du happening, ce que vous voulez.

J’ai du mal à comprendre comment on peut se moquer à ce point de ses auditeurs. Pour ma part, c’est assez simple mais pénible : j’écoute de moins en moins, et quand il s’agit encore de (rares) émissions fréquentables, dès qu’un titre ou une émission ou un intervenant me gonfle, j’éteins.

Billet rédigé en écoutant la Black Session de Broadcast, diffusée en direct sur France Inter en 2000. Une autre époque.

26 août 2015

Médiatite aiguë

L’expérience est à la fois intéressante et traumatisante : être volontairement coupé du monde[1] pendant une dizaine de jours fait un bien fou, on se rend compte à quel point le flux continu d’informations (négatives, car la plupart le sont) agit de façon conséquente sur le moral.

Rien de tel que de profiter pendant 4 jours d’un festival en bord de mer (ou presque) sans autre préoccupation qu’assister à de chouettes concerts dans de bonnes conditions avec du monde mais pas trop (sauf le samedi), des festivaliers cools…
Profiter ensuite, malgré les divers maux, d’une vue imprenable sur l’archipel des 7 îles, faire un tour en bateau, se balader sur la côte, voir plein d’oiseaux, la patrouille de France, faire des photos, manger des fruits de mer…

Alors il faut avouer, le retour à la vie réelle[2] est rude, l’impression qu’on dérive vers toujours plus de sensationnel, qu’on laisse de plus en plus la parole à des fauteurs de troubles, des agitateurs inconscients, des incapables dirigeants, des populistes détestables et qu’on regarde la société se déliter sans réagir, voire avec un petit sourire en coin : c’est bon pour l’audience.

C’est étrange, cette sensation est la même que j’ai éprouvée quand j’ai vu à nouveau un écran de télévision allumé avec une émission de reportages (donc pas ce qu’il y a de pire) & des pubs après des années de sevrage : comme un vertige, une incompréhension, une coupure entre ce que je vis et ce qu’on nous montre, ce qu’on veut nous imposer. Je ne veux pas dire que je navigue dans le monde des bisounours, je pense avoir les pieds sur terre, mais tant de spectacle médiatique donne assez peu d’espoir sur la poursuite de la chute vers des abysses de la politique et dans son sillage, de la société… avec des conséquences qu’on voit déjà, hélas.

Se tenir informé ou se préserver un minimum ? Vaste question. La violence des actes et des paroles depuis le début de l’année m’incite à m’éloigner un tant soit peu de certaines sources d’information, dont la radio, notamment celle qui depuis des années m’informait, me distrayait, et m’agace maintenant prodigieusement par sa suffisance, sa programmation pourrie, ses émissions qui déclinent.

Notes

[1] Entendons-nous bien, quand je dis coupé du monde, c’est juste de la radio et des flux d’infos habituels.

[2] Mais ce qu’on entend à la radio “officielle” est-il vraiment la vie réelle ?

3 août 2015

Hirondelle

J’ai dû entendre ça à la radio, ou peut-être que j’ai vu passer un lien sur un réseau.

Quoi qu’il en soit, possesseur de chattes chasseuses, quand j’ai vu qu’on demandait aux personnes en contact avec des chats [1] de contribuer à un projet de recherche appelé “Chat domestique et biodiversité”, je me suis dit que ce serait pas complètement idiot d’y participer.

Je me suis inscrit, et y note mes observations de chasse des 2 minettes. Autant dire qu’il y a de quoi faire, avec une majorité de rongeurs, un oisillon (de mésange charbonnière, sniff…), une libellule (re-sniff) juste pour ces quelques jours. Heureusement, pas d’hirondelles, n’ayant pas de nid dans les environs immédiats, et ces oiseaux n’étant jamais à portée des chats par chez nous.

Si ça vous tente, je vous invite à :

  • soit envoyer des données de façon irrégulière si vous ne possédez pas de chat ;
  • soit, en inscrivant votre animal / vos animaux et son / leur lieu de vie, envoyer des données régulières de chasse / consommation. Toutes les informations utiles se trouvent sur le site précité.

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Edit : j’ai modifié les liens qui n’étaient pas bien formatés, oups…

Note

[1] Pas seulement des propriétaires de félins, ça peut être tout le monde, du coup.

27 juillet 2015

Amour

Il en faut beaucoup pour arriver à résister/survivre dans ce monde de tarés.

(Et beaucoup de musique aussi.)


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15 juillet 2015

Niaise optimiste ?

Faut-il être niais(e) pour être optimiste de nos jours ? Vous avez 4 heures.

13 juillet 2015

Monogramme

MK Ça bouge du côté de Mona Kazu (MK pour les intimes) : un batteur vient de nous rejoindre, et nous retravaillons les morceaux pour intégrer de façon pertinente une vraie batterie (mais aussi des sons déclenchés via des pads et autres triggers) et des séquences rythmiques. Et quand ça doit être plus rock, ça l’est pour de vrai. YES !

Des enregistrements sont à venir prochainement aussi.


Sinon, hier soir (enfin ce matin tôt ^^) on est allé voir pour la (ahum) 6e fois sur la tournée Laetitia Shériff et on a dansé / chanté / etc. sur un set énergique et prenant, toujours aussi bon ! Ceci dans un excellent festival intitulé Partie(s) de campagne mélangeant courts-métrage, ciné-concerts et concerts… à découvrir !


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12 juillet 2015

Levure

De la levure ? Mais pas dans ma pâte à tarte, sacrebleu !

Tout ça pour dire que j’ai fait une tarte à la compote de mirabelles ce midi qui est aussi bonne qu’elle n’est pas présentable, ahah !


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11 juillet 2015

Un palais pour Dominique

Je n’ai pas vu l’ombre d’un ketch sur le chemin qui nous a mené jusqu’au fameux palais idéal, en naviguerait-il sur un fleuve comme le Rhône, qu’on a longé et enjambé ? M’est avis que ce sont plutôt des bateaux de mer, non ?

Bref, suite à ce périple au milieu d’un océan de véhicules roulant de manière vaguement chaotique, nous arrivons au palais. Ce soir, nous y retrouvons un artiste que l’on suit en concert avec bonheur depuis… longtemps. Qu’il soit en solo, accompagné de différents musiciens, nous n’avons jamais été déçu par un de ses concerts.

Sur place, nous allons jouir d’une vue imprenable, la scène étant disposée devant le palais idéal.

Autant le dire tout de suite, depuis 2 albums, ses productions nous déçoivent. Quelques morceaux trouvent grâce à nos yeux, mais alors que l’album La musique / La matière et la tournée qui suivit nous réconciliait de belle manière avec son style, Vers les lueurs et Éléor naviguent sur d’autres eaux qu’on pourrait qualifier de mainstream, si ce mot voulait encore dire quelque chose[1]. Et au fur et à mesure que les tournées se suivent, de moins en moins de chansons nous touchent, hélas.

Ce préambule fait, qu’avons-nous pensé de ce concert, en dehors du cadre particulièrement grandiose ? On peut d’ores et déjà affirmer que ce fut un bon concert (ce qui n’est visiblement pas le cas de tous les concerts de cette tournée, d’après des sources très sûres). Dominique semblant assez perturbé par le décor, mais égal à lui-même plaisantant entre les morceaux, les morceaux s’enchaînent sans fausse note… Mais ni l’énergie rock des 2 précédentes tournées, ni certaines chansons (une partie des récentes est quand même faiblarde en texte et musique) ne nous permettent de réellement nous faire embarquer, le fait d’être assis n’aidant pas non plus. Quelques retours en arrière permettent d’apprécier 2 titres (et oui) de Remué : Retrouvailles et Le détour, un de mes titres favoris, joliment interprété[2], et d’autres de la discographie fournie de l’artiste.

Pour ce qui est des musiciens, Sacha Toorop et son style de batterie singulier fait des merveilles, Jeff Hallam prend une grande place (reprenant parfois des parties de guitares !) avec un gros et beau son de basse, Dominique A assurant comme il se doit les parties guitares avec sa nouvelle Gretsch adorée. Et ? Ah oui, il y a bien un 4e musicien, Boris Boublil à la guitare et aux claviers. Pour être complètement honnête, on l’a trouvé souvent hors de propos, tant dans le son (orgue, guitare saturée) que dans le jeu, apportant des arrangements en complet décalage avec les titres joués (je suis complètement sorti de la magie du titre Le détour par exemple, merdalors…). C’était plus sensible sur les anciens morceaux que les derniers, aux arrangements plus conventionnels. Sans doute est-il pertinent dans ses différents autres projets (qu’il partage en partie avec Jeff), mais on l’a trouvé à côté sur son accompagnement de Dominique A.

Un bilan mitigé, et pas d’envie de le revoir sur cette tournée, C’est un signe.

PS : Des chroniques de précédentes dates.

Notes

[1] Où se situe la frontière entre mainstream et indé ? Entre pop et variété ? Etc.

[2] Enfin presque, voir plus loin.

9 juillet 2015

Incroyable

C’est incroyable, mais parfois je suis jovial. Pas aujourd’hui.

Ça ira mieux demain, reposé.

8 juillet 2015

Hésitation

J’ai hésité hier, et j’ai bien fait, j’aurais eu très chaud ! Ce matin l’air plus que respirable limite frais m’incite à me préparer à accomplir mon devoir de bon riverain de campagne : tailler mes haies !

Allez, je vous laisse, j’en ai 100 m à faire (joie…).

7 juillet 2015

6 mois

Cela fait 6 mois aujourd’hui.

Le texte que j’arborais les jours suivants, dans la rue :

Générosité, tolérance, démocratie

On peut constater avec désolation que nous n’avons fait que nous éloigner des intentions citées.

Ze famous loi des séries

Lundi maudit. C’est à peu près le fil conducteur du mois qui vient de s’écouler.

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Glouton, et autres considérations

De glouton, je n’ai jamais été, gourmand, plutôt, de choses sucrées et/ou fruitées[1].

On ne peut pas dire par contre que je raffole de ce que je vois / entends dans “lémédia”. Fichtre[2], que penser de ce dogmatisme ultralibéral et financier, largement relayé et soutenu par ces médias dominants, qui conduit le monde droit dans le mur ? Que du mal assurément.
Faut-il en arriver à une situation critique pour que les peuples donnent de la voix ? J’en ai bien peur. D’autant que la société qu’on voit bouger en ce moment évolue de façon chaotique vers toujours plus de tensions.


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Notes

[1] Les fraises ont ma faveur depuis l’enfance, j’ai des preuves, mais la saison ici est terminée

[2] Personnellement, je suis plus diantre, en fait.

1 juillet 2015

Découverte et déception

Ce vendredi, nous sommes allés au festival Les Musicaves pour découvrir un groupe sud-coréen, et (re)voir un très vieil ami musical…

La soirée promettait d’être sympathique, un temps parfait, un festival qui se déroule dans la cour d’un domaine de Givry a tout pour être accueillant.

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13 juin 2015

Impardonnable

Je suis impardonnable ! J’avais complètement oublié de vous parler d’une séance photos très chouette agrémentée d’une interview par Sophie Hébert, qui outre la photographie, était une des fondatrices d’un webzine bourguignon aujourd’hui défunt.

J’ai beaucoup aimé l’idée puis le résultat du shooting, qui me correspond vraiment : la passion pour la musique exprimée par un étalage de disques vinyles. Il a eu lieu en novembre dernier, et il faisait un temps splendide.

En ce qui concerne l’interview, vous saurez (presque) tout sur mon parcours musical.

Je vous invite à découvrir tout ça en suivant ce lien.


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8 juin 2015

Discret

C’est le moins que l’on puisse dire de ma non-présence ici.

La faute à un trop-plein, un trop de tout : du taff par dessus la tête, des concerts à voir, à jouer, à photographier, des répés, et tout un tas de trucs et de machins… sans compter les moments conviviaux entre amis, dont on ne fera jamais l’impasse.

Et c’est alors que je me suis décidé, ce matin, outre la rédaction de ce court billet, à faire ma déclaration d’impôts. Bien m’en a pris : la date limite est le 9 juin (pour mon département), c’est-à-dire… demain ! C’était moins une.


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6 mai 2015

Watt

Le plaisir de “faire péter les watts”, autrement dit monter le son, notamment quand on joue, peut sembler une hérésie pour qui ne connaît - ou n’apprécie - pas la jouissance de baigner dans le son. On n’est pas là pour se flinguer les oreilles, juste pour que la sensation soit suffisamment physique pour faire vibrer toutes les fibres du corps et le laisser s’exprimer de façon libre, comme en transe.

Et plus rien d’autre n’a d’importance.

{ And it’s like I swim in sound and the way it feels means everything for me }
I love waiting - Chokebore.


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5 mai 2015

Valise

Ok, donc voilà, l’assemblée nationale a voté à une large majorité la loi sur le renseignement.

Les hébergeurs qui menaçaient de faire leurs valises vers l’étranger vont-ils s’exécuter ? En tout cas, certains de leurs clients ont d’ores et déjà annoncé leur intention de se faire héberger ailleurs.

Je n’ai plus de mot. À part certains envers nos “représentants” que je ne dirai pas ici. Mais quand j’en croiserai, ils m’entendront.

4 mai 2015

Ululement

L’ululement (par débats, manifestations, appels téléphoniques, email…) de tous les opposants au projet de loi renseignement sera-t’il suffisant pour faire pencher la balance en faveur de son rejet lors du vote solennel demain à l’assemblée nationale ? Rien n’est moins sûr, hélas.

Pour parler d’autre chose en lien avec le hululement[1], il existe un site de crowdfunding [2] qui s’appelle Ulule[3], mais ce n’est pas sur celui-ci que les amis de Rotor Machine font appel à la générosité des personnes appréciant leur musique (toi, peut-être ?) mais sur KissKissBankBank, où je vous invite à vous rendre pour découvrir et pourquoi pas soutenir ce projet. Il ne reste que 5 jours et quelques dizaines d’euros, ça serait dommage que le but ne soit pas atteint.

Notes

[1] Les 2 s’écrivent semble-t-il.

[2] En français : financement participatif.

[3] Dont le logo est une chouette.

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